Nicolas Salagnac

Congrès International de la FIDEM en Finlande, 2010

Une exposition importante et impressionnante de l’art de la médaille de Tampere Art Museum, en Finlande a été ouvert au public, ce mercredi 16 Juin 2010.

Près de 1000 médailles, et pièces sont présentées dans d’innombrables vitrines sur trois étages du Musée. C’est la plus importante exposition de médailles d’art moderne depuis 2007 (congrès précédent FIDEM de Colorado Springs – USA).
Heureux d’avoir participé à cette réunion des graveurs, sculpteurs et créateurs de médailles du monde entier. Découvrir, comprendre les écoles, les influences des pays sur un même sujet : la médaille.
Je ressort de ce congrès avec la ferme volonté de travailler aussi sur des réalisations personnelles, en dehors des commandes institutionnelles…

Les médailles sont présentées par pays, elles traitent d’innombrables sujets différents, elles sont de factures variées, tant sur le point de vue des matières, des formes, des mariages… en bronze, mais aussi en céramique, en verre, et de nombreux autres matériaux. La conception des médailles est très ouverte. Ce n’est pas étonnant, car il y a des centaines d’artistes participants à ce congrès et cette exposition, représentant 27 pays. Certains de ces objets ont une conception conservatrice, d’autres font preuve d’audace et montrent les nouvelles routes de l’art de la médaille. Chaque médaille invite le visiteur à explorer le message et la beauté de celle-ci. C’est une joie pour les yeux de voir ici réuni l’artiste et l’artisan sur ce métier d’art en voie de disparition. On ne sait tout simplement pas par où commencer et où finir.

L’architecte de l’exposition, Mme Elina Rantasaari, c’est appuyée avec l’ancienne définition d’une médaille à la Renaissance : « une sculpture en miniature ». C’est pourquoi le musée a intégré la sculpture moderne finlandaise d’une plus grande échelle. La médaille a trouvé ici sa place dans le grand monde de l’art.

De plus, les séances de lectures sur des sujets diverses autour du monde de la médaille étaient fort intéressant.

Monsieur Attwood, du British Museum intervient sur « The medallic tradition : what is it ? « , nous invite sur l’histoire et les origines de la médaille avec comme point de départ, Pissanello, bien sur.
L’exposé sur l’histoire et influence du Maitre médailleur espagnol, « Panorama de la nouvelle médaille espagnol », de Javier Gimeno.
J’ai découvert par l’exposé (très bon) de Fédérica Gatti, de Suisse : « La médaille de création libre dans l’Art Jurassien : des tailles directes à manipuler ». Pendant longtemps, les Suisses ont portés en parallèle des commandes, des travaux de création, de recherche afin d’exprimer sans contrainte (ou sans trop de contraintes) des médailles d’art de qualité. L’exposé était intéressant, les recherches précises et les portraits même succinct (faute de temps) étaient porteurs. Ce travail d’historien de l’art à toute sa place sur l’art de médaille, art peu souvent représenté dans le monde des musées, de l’histoire de l’art et des métiers d’art. Aujourd’hui, il est important de communiquer, c’est pourquoi, je montre, explique mes travaux, mes méthodes… mais vu, écrit, et promu par un œil extérieur est plus pointu, efficace, et surtout objectif…

Lien vers le site de la FIDEM