LA GRAVURE EN MÉDAILLE À LA VILLA MÉDICIS (1806 - 1970)

L’art de la médaille a marqué l’histoire des arts car, au-delà de la valeur d’échange économique, il célèbre un personnage, un moment historique, un lieu ou une institution. Et c’est en raison de ce caractère célébratif que cet art a été aidé et soutenu par les institutions politiques et artistiques françaises. La France, depuis Louis XIV, a toujours porté une attention particulière à cet art notamment grâce à la constitution d’importantes collections en dépôt dans les musées et les bibliothèques. Et c’est le Roi-Soleil, créateur également de l’Académie de France à Rome (1666) qui fonde trois ans plus tôt l’Académie des Inscriptions et Médailles de 1663.

L’histoire de la gravure en médaille à la Villa Médicis commence avec l’installation de l’Académie de France à Rome dans cette villa médicéenne en 1803 et s’achève en 1970 lors de la réforme de l’institution qui voit annuler le concours du Prix de Rome et refonder le rôle du pensionnaire. À la Villa Médicis, le premier pensionnaire en médaille est sélectionné en 1805 (Nicolas-Pierre Tiolier). Durant une bonne partie du XIXe siècle, à Paris, les artistes graveurs de l’École des Beaux-Arts de Paris s’initient à cet art dans des ateliers en dehors de l’école. Ce n’est qu’à la fin du siècle que l’établissement accueille un atelier de gravure sur médaille.
Le Prix de Rome est un concours difficile où se présentent beaucoup de candidats pour peu d’élus. En effet, il a lieu tous les deux ans à compter de 1805 : tous les postulants se présentent à un premier essai avec une esquisse à partir d’un sujet délivré par la classe des beaux-arts de l’Institut. Les candidats présélectionnés doivent, pour la deuxième partie du concours, modeler en six jours une figure d’environ 50 cm. Une fois ces deux essais réussis, le jeune artiste concourt à l’examen final. Pour la dernière épreuve, la plus difficile, le jour de “l’entrée en loge“, période durant laquelle le candidat réalise dans une loge son projet avec un contact extérieur des plus limité, le jeune artiste réalise une esquisse d’après un sujet imposé. Il a ensuite quatre-vingt-dix jours pour graver et réaliser la médaille. Enfin, le jury se prononce sur le gagnant de la médaille d’or (le Prix de Rome) qui permet à l’heureux élu de partir dans la Ville Eternelle plusieurs années (entre 3 et 5 ans selon les périodes).
Une fois à Rome, l’artiste peut perfectionner son art grâce aux copies qu’il réalise dans les collections antiques et modernes : la copie d’après modèle reste le pilier de l’enseignement académique. C’est grâce à la maîtrise des gestes des maîtres que l’artiste a la possibilité de rivaliser et de créer de nouvelles formes. Durant le séjour romain, le pensionnaire est contraint d’envoyer des études, les “envois de Rome“, qu’il fait parvenir à l’Institut. Les membres de la prestigieuse institution jugent avec attention ces travaux en les notant. Dans la Villa Médicis, l’artiste, pour ses recherches, s’aide du fond de la bibliothèque qui se trouve, jusqu’en 1963, dans le Grand Salon. Tandis que dans la Galerie, il s’exerce au dessin grâce aux nombreux moulages de sculptures antiques. Enfin, la Villa s’est constituée un médailler composé de nombreuses copies en plâtre de monnaies antiques (55 pièces, pour la plupart grecques) et modernes (139 pièces, du milieu du XVe au XVIIe siècles de la Renaissance italienne) qui y sont encore conservées.
L’atelier de l’artiste graveur a occupé plusieurs lieux. Et le dernier pensionnaire médailleur, en 1963, eut pour atelier la Stanza degli uccelli (ou Studiolo). La presse, achetée en 1958, est toujours visible dans une petite salle située en dessous, couverte par la poussière du temps. Le Prix de Rome a ainsi été pendant plus d’un siècle et demi le meilleur moyen pour un graveur sur médaille de s’ouvrir les portes d’institutions prestigieuses comme la Monnaie de Paris ou l’École des Beaux-Arts. C’est dans le cadre enchanteur de la Villa Médicis que de nombreux artistes ont vu s’ouvrir les chemins de leur avenir.

Marc Bayard
Chargé de mission pour l'histoire de l'art - Académie de France à Rome

Durant plus d’un siècle et demi, le Concours du Prix de Rome et le séjour des lauréats à la Villa Médicis ont largement contribué à la vitalité de l’art de la médaille en France.
Comme ses contemporains, Louis XIV, bien qu’ayant toujours accordé une grande attention aux médailles, ne considérait pas les médailleurs comme de véritables artistes. Les graveurs devaient alors se contenter de transcrire fidèlement les compositions arrêtées par la Petite Académie, devenue un temps l’Académie royale des Médailles et Inscriptions avant de recevoir son nom actuel d’Académie des Inscriptions et Belles-Lettres. Il était donc inutile de les envoyer à Rome afin de se familiariser aussi bien avec le legs de l’Antiquité qu’avec les œuvres des artistes italiens qui, depuis la Renaissance, éblouissaient l’Europe. Il faut attendre Bonaparte pour que l’Académie des Beaux-Arts leur réserve un fauteuil et qu’un Prix de Rome de gravure en médaille soit créé et attribué pour la première fois en 1805. Il suffit de parcourir la liste des graveurs anciens pensionnaires de la Villa Médicis pour retrouver les noms de la plupart des médailleurs qui ont marqué leur temps. Le plus connu reste Louis-Oscar Roty dont la Semeuse a orné les pièces de monnaies françaises pendant plus d’un siècle.

L’admission à la Villa Médicis venait tout à la fois couronner de longues années de formation et ouvrir de larges horizons, comme en témoignent la vie et l’œuvre de Louis Muller. Né en 1902 dans la banlieue lyonnaise, celui-ci mène d’abord de front activité professionnelle et cours de gravure et de sculpture avant de remporter, en 1926, le Prix de Paris créé par la Ville de Lyon et bénéficie ainsi d’une bourse pour rejoindre l’Ecole nationale des Beaux-Arts. Premier Second Grand Prix de Rome en 1929, il s’impose lors du Concours suivant où il remporte le Premier Grand Prix (1932) qui le conduit à la Villa Médicis. Dès son arrivée, au début de l’hiver, Louis Muller se précipite vers les musées et les nombreuses collections auxquelles son nouveau statut lui facilite l’accès. Avec les beaux jours, il s’imprègne des richesses monumentales et architecturales de Rome avant de parcourir la campagne italienne. Mais la Villa Médicis est aussi un lieu de bouillonnement artistique auquel participent les lauréats des autres Prix. Louis Muller noue ainsi de fructueuses relations avec le sculpteur Henri Lagriffoul, le peintre Yves Brayer ou l’architecte Alexandre Courtois. Par ailleurs, la renommée de l’Académie de France à Rome facilitait aussi les échanges avec les artistes italiens. Vingt ans plus tard, Louis Muller évoquait encore les liens qu’il avait tissés avec le directeur de l’École d’Art de la Médaille à Rome :
“… Giuseppe Romagnoli m’accueillit avec une extrême bienveillance … une amitié dont le charme ne se ralentit pas naquit entre nous. Je lui garde une grande reconnaissance pour les précieux conseils qu’il me prodigua et pour les facilités de réalisation qu’il me donna dans mes premiers travaux ».

Ainsi, pour Louis Muller, comme pour tant d’autres avant lui ou après lui, le séjour à la Villa Médicis marque une étape importante dans l’affirmation de son style.

Jean-Pol Donné
Président du Cercle Lyonnais de Numismatique

HISTOIRE DE LA MÉDAILLE

La médaille, telle que nous la concevons depuis la Renaissance, est officiellement née à Rome en 1439. Eugène IV accueillait alors Jean VIII Paléologue, empereur de Byzance. Ce dernier était venu négocier une alliance contre les Turcs et le pape se devait d’offrir à son invité un présent digne de son rang. On demanda alors à un talentueux peintre véronais, Antonio di Puccio Pisano dit Pisanello, de magnifier l’illustre invité. Plutôt que de fixer sur un panneau de bois peint le portrait de l’héritier d’un monde romain disparu depuis près de mille ans en Occident, Pisanello préféra revenir à l’antique tradition des médaillons de métal que l’on produisait abondamment sous l’empire romain. Cette première médaille suscita l’admiration de tous et connut un succès immédiat. L’art de la médaille devint vite une mode car l’on aimait faire hommage de son portrait métallique comme on aimait recevoir celui des autres. Les cours princières se disputèrent rapidement les meilleurs artistes et, pour répondre à cette forte demande, de nombreux peintres, sculpteurs et orfèvres se tournèrent vers cet art.

En 1494, à l’occasion du passage à Lyon de Charles VIII et de son épouse Anne de Bretagne, les édiles de la ville souhaitèrent leur offrir une de ses fameuses médailles, tellement appréciées au-delà des Alpes. On demanda alors à trois orfèvres, deux Lyonnais et un Florentin, de produire des exemplaires en or, en argent et en bronze, le plus souvent doré. Cette première véritable médaille française demeure l’une des plus achevées tant par son style remarquable que par son indéniable originalité. Depuis, une véritable tradition de l’art de la médaille s’est implantée à Lyon et les noms de Warin, Penin et Muller sont définitivement attachés à notre patrimoine artistique. Nicolas Salagnac est aujourd’hui le dépositaire de cette tradition ancestrale. Il a su, avec intelligence et finesse, lui redonner ses lettres de noblesse. En créant la médaille d’Honneur de la Villa Médicis, il prouve une nouvelle fois que cet art, reconnu depuis 1805 par l’Académie de France à Rome, est et restera une composante discrète mais incontournable de la culture artistique française.

François Planet
Conservateur du Médaillier du Musée des Beaux-Arts de Lyon

DESCRIPTION DE LA MÉDAILLE DE LA VILLA MÉDICIS

Cette médaille d’un diamètre de 90 millimètres, a été créée et réalisée dans le respect de la tradition.

L’avers pose une loupe sur la villa Médicis depuis ses jardins. En fond droit et majestueux la belle façade et sous le pin parasol est exquissé en arrière plan la Ville Eternelle, Rome où se dresse la coupole du Vatican.

La villa Médicis doit son nom au cardinal Ferdinand de Médicis (1551-1609). Il demande en 1576 à l’architecte florentin Bartolomeo Ammannati d’agrandir la Villa du cardinal Ricci qu’il vient d’acquérir et de réaliser l’édifice actuel, qui devint l’écrin d’une extraordinaire collection de sculptures et de peintures. Le cardinal fait aussi aménager de vastes jardins, qui ont conservé intact leur tracé du XVIe siècle. Ils sont aujourd’hui dominés par de grands pins parasols plantés au début du XIXe siècle. Le bâtiment joue d’une structure bi-face des façades. Du côté ville, on découvre une façade particulièrement austère et rigide, tandis que la façade du côté des jardins est davantage ouvragée. Elle est décorée de bas-reliefs antiques qui ont été placés en 1584. De grandes scènes mythologiques, dont le Jugement de Pâris et l’histoire d’Hyppolite, ainsi que de somptueuses guirlandes de l’Ara Pacis s’échelonnent sur les corps latéraux. Des masques de théâtre accentuent le côté décoratif et théâtral de cet ensemble. Au niveau de la loggia, de belles colonnes de cipolin et de granit égyptien introduisent le promeneur à la riche polychromie du pavement en marbre où se situe la fontaine de Mercure. Les deux lions rappellent à la fois Florence, Léon X et Ferdinand, lui-même né sous le signe du Lion.

Le revers est illustrée par la sculpture de Mercure, messager des Dieux et des Médicis, réalisée par le Giambologna (1529-1608), sculpteur et architecte d’origine flamande qui vécut à la cour des Médicis de Florence.

Ce Mercure constitue la figure emblématique de la Villa Médicis et ceci à plus d’un titre : en effet, cette sculpture en bronze est installée à son emplacement actuel dès la fin des années 1580 et l’original restera sur la vasque jusqu’en 1780. Ce n’est qu’en 1883 qu’une copie est réalisée, celle que l’on peut voir actuellement, tandis que l’original est conservé au musée Bargello de Florence.

Mercure, dieu romain préside ainsi au commerce, à l’éloquence, et surtout il transmet les messages de Jupiter et protège les voyageurs. Cette sculpture démontre la virtuosité de l’artiste : le corps en équilibre du jeune dieu repose sur le souffle aérien et aquatique d’un putto qui transmet l’inspiration créatrice provenant des dieux. Grâce à un parfait jeu d’équilibre anatomique, l’œuvre présente un dynamisme qui rend le dieu messager très présent : la figure serpentine, le déhanchement anatomique, l’équilibre des contraires sont autant d’éléments plastiques propres à la sculpture maniériste de la fin du XVIe siècle. Là où elle est installée, la sculpture de Giambologna désigne de l’index de la main droite ce qui est derrière lui, c’est-à-dire l’emblème des Médicis (les 6 bisants) qui est placé sur la façade de la Villa Médicis et qui domine le visiteur. Ce dernier se voit ainsi guidé par le messager des dieux, à la fois dans sa quête d’inspiration mais aussi dans sa vénération d’une grande famille : création et histoire se conjuguent de la sorte au présent.

LES ÉTAPES DE RÉALISATION DE LA MÉDAILLE

1 – Le dessin

Recherche et mise au point de maquettes dessinées pour traduire l’image de marque de la future médaille.
Ainsi naît sous le crayon la future médaille.

2 – La sculpture

Une fois les motifs de l’avers et du revers arrêtés, le graveur entame les sculptures en bas-relief de chacun des motifs. Cette étape vers la concrétisation du projet passe par le modelage du dessin à l’échelle trois. Ainsi, les grandes masses prennent vie et émergent du plan.
Puis, d’empreintes en contre-empreintes en plâtre, travaillées et gravées à la main, le motif prend forme.
Le modelé final est moulé avec une résine pour servir de gabarit de reproduction de ses formes sur un bloc d’acier.

3 – La reproduction des sculptures sur les matrices

Un bloc d’acier est positionné sur un tour à réduire à gauche et l’empreinte en résine de la sculpture est, elle, fixée à droite.
Ainsi réglé l’usinage peut commencer. Un palpeur va suivre l’ensemble de la surface de la sculpture et reproduire les formes rencontrées sur le bloc d’acier avec un outil de coupe. Cette étape est longue et précise, il faut ébaucher dans un premier temps et terminer par « la passe de finition », pour graver les détails dans l’acier.
Ces usinages ont été faits pour la matrice de l’avers et celle de revers.

4 – La gravure main des matrices en acier

Enfin, le graveur vient supprimer toutes les traces du passage de la machine sur la matrice. Cette étape se fait avec des burins frappés au marteau, des onglettes, des échoppes, des ciselets, des traçoirs, des mats... Il redessine et souligne les lignes de force des motifs.

Ainsi, la lumière, future partenaire incontournable, viendra, par son passage, souligner les bas-reliefs, les détails et les douceurs de la future médaille.
C’est la finition main, le graveur donne ici son « coup de patte » et la vie à la future médaille.

5 – Pour finir, l’édition des médailles

Ainsi gravées, les matrices sont traitées thermiquement et deviennent utilisables par l’éditeur.

Les matrices positionnées sur une presse de 1 600 tonnes, vont marquer médaille par médaille des flans de bronze. Chaque médaille est frappée puis recuite au four, puis refrappée jusqu’à obtenir tous les reliefs. Après cette phase d’estampage, elles sont usinées au diamètre.
La finition par la patine apporte la touche finale à la médaille et met en valeur l’œuvre de l’artiste. Cette opération est restée dans la tradition artisanale car toutes les médailles sont reprises et finies à la main.
Ce n’est qu’à la fin de ce long processus, et en respectant toutes ces étapes que naît véritablement la médaille.
En 2008, le directeur de la villa Médicis me confie la création et l’édition de sa nouvelle médaille. La Maison Arthus-Bertrand s’impose comme éditeur. Elle maîtrise depuis plus de deux siècles toutes les exigences et tous les secrets nécessaires à cet effet.

La Maison Arthus-Bertrand est née en 1803, avec la Légion d’Honneur. Dirigée depuis toujours par les descendants directs de son fondateur, elle n’a jamais cessé d’accompagner l’histoire de France, jalonnant son parcours de décorations prestigieuses et d’objets d’exception.
Aujourd’hui, Arthus-Bertrand est l’un des plus grands spécialistes au monde des médailles et des décorations. C’est aussi une Maison reconnue pour ses talents créatifs, révélés notamment par ses collections de médailles, de bijoux et de montres. Perpétuant au fil des siècles un esprit fait de tradition et d’invention, Arthus-Bertrand a fêté en 2003 deux cents ans d’audace et de fidélité.

NICOLAS SALAGNAC, GRAVEUR MÉDAILLEUR DU XXIe s.

Le métier de graveur est l'un des plus anciens du monde. Toutefois, il vit actuellement des heures difficiles. Seul la pratique de cet art redonnera son rayonnement à ce beau métier.

Installé à Lyon, où fut frappée il y a plus de cinq cents ans la première médaille française, je me bats pour que ce savoir-faire perdure et pour que la chaîne des graveurs qui relie hier à aujourd'hui ne s'interrompe pas.

Ainsi, me confier la création de la nouvelle médaille de la Villa Médicis, lieu particulièrement symbolique et qui a reçu les meilleurs graveurs en médaille, est un honneur et une fierté.

Ma passion s’en trouve d’autant plus réaffirmée que mon parcours m’a dirigé vers l’amour de cet art. En effet, je suis entré à l'école Boulle en 1985 pour être ébéniste comme mon grand-père, et je découvre finalement une autre matière et un tout autre univers : la gravure sur acier. Mon professeur d'atelier, Pierre Mignot, réactive alors mon intérêt pour le dessin et m'enseigne pendant cinq ans les bases du métier de graveur.

Mais le monde du travail m’oblige à laisser de côté quelques illusions. Les temps actuels obligent rapidité et efficacité, et seule la rentabilité compte. Cette première expérience du monde du travail a été difficile car la mode est alors au pin's et la médaille traditionnelle attire peu. En 2004, une filiale de la maison A. Augis souhaite remplacer le responsable de son atelier de gravure. Je quitte alors la capitale de la France pour celle des Gaules. Là, on me montre des travaux signés Claude Cardot, graveur-médailleur de renom et Meilleur Ouvrier de France en 1972. L'effet est immédiat et, même si la barre est placée très haut, je me dois de m'accrocher afin de développer mes compétences en gravure. En 1997, je me présente au concours des « Meilleurs Ouvriers de France » en gravure avec comme objectif d'apprendre auprès des « anciens » et de sortir de la routine de mon travail à l'atelier. Trois ans plus tard et après une période de travail acharné, mes pairs reconnaissent mon savoir-faire et je suis toujours à ce jour le dernier lauréat MOF graveur médailleur.

Devenu indépendant en 2003 et avec la féroce volonté de faire dans mon métier ce que les autres ne font plus, je persévère sur le chemin de la qualité et conquière ainsi des marchés de plus en plus prestigieux. Ma première commande officielle a été la création d'une nouvelle médaille pour la ville de Lyon. Et dernièrement, j'ai créé et réalisé la médaille du Président de la République française. Je remercie ainsi l’occasion qui m’est offerte de rejoindre ce mythe de la Villa Médicis qui cultive et fait rayonner avec prestige depuis 1805 cette fibre artistique « made in France » du beau. Et je fais mienne la devise d’Emile Alain : «On ne fait rien de beau sans enthousiasme ».

Face aux maîtres graveurs, lauréats du Grand Prix de Rome, c'est avec beaucoup d'humilité et surtout avec tout mon cœur que j'apporte cette nouvelle médaille à la Villa Médicis.

Nicolas Salagnac
Graveur médailleur - Meilleur Ouvrier de France - Lyon

Remerciements
La direction de la Villa Médicis et tout spécialement Frédéric Mitterrand, Karim Maatoug et Marc Bayard
Nadine Gelas, Joël Madile, Frédéric Guignard-Perret
Le Musée des Beaux-Arts http://www.nicolas-salagnac.com/blog/ecrire/images/bt_br.pngde Lyon
Michel Amandry, François Planet et Jean-Pol Donné
Julien Lemeunier, écrins et façonnage de Articart - Lyon
Matthieu Cellard, photographe - Lyon - www.matthieucellard.com

Ce projet est soutenu par :
Gérard Collomb, sénateur-Maire de Lyon, Président du Grand Lyon
Les Ateliers Charles Jouffre - Tapissier
La Bibliothèque nationale de France
La Maison Arthus-Bertrand – Editeur de la médaille - www.arthus-bertrand.com
Partenaire média Gettyimages

Lien site Villa Médicis