Les étapes de la réalisation de la médaille

1 – Le dessin
Recherche et mise au point de maquettes dessinées pour traduire l’image de marque de la future médaille. Ainsi naît sous le crayon la future médaille.

2 – La sculpture



Une fois les motifs de l’avers et du revers arrêtés, le graveur entame les sculptures en bas-relief de chacun des motifs. Cette étape vers la concrétisation du projet passe par le modelage du dessin à l’échelle trois. Ainsi, les grandes masses prennent vie et émergent du plan.
Puis, d’empreintes en contre-empreintes en plâtre, travaillées et gravées à la main, le motif prend forme.

Le modelé final est moulé avec une résine pour servir de gabarit de reproduction de ses formes sur un bloc d’acier.

3 – La reproduction des sculptures sur les matrices



Un bloc d’acier est positionné sur un tour à réduire à gauche et l’empreinte en résine de la sculpture est, elle, fixée à droite.

Ainsi réglé l’usinage peut commencer. Un palpeur va suivre l’ensemble de la surface de la sculpture et reproduire les formes rencontrées sur le bloc d’acier avec un outil de coupe. Cette étape est longue et précise, il faut ébaucher dans un premier temps et terminer par « la passe de finition », pour graver les détails dans l’acier.

Ces usinages ont été faits pour la matrice de l’avers et celle de revers.

4 – La gravure main des matrices en acier



Enfin, le graveur vient supprimer toutes les traces du passage de la machine sur la matrice. Cette étape se fait avec des burins frappés au marteau, des onglettes, des échoppes, des ciselets, des traçoirs, des mats... Il redessine et souligne les lignes de force des motifs.


Photographies Matthieu Cellard

Ainsi, la lumière, future partenaire incontournable, viendra, par son passage, souligner les bas-reliefs, les détails et les douceurs de la future médaille.

C’est la finition main, le graveur donne ici son « coup de patte » et la vie à la future médaille.

5 – Pour finir, l’édition des médailles
Ainsi gravées, les matrices sont traitées thermiquement et deviennent utilisables par l’éditeur.



Les matrices positionnées sur une presse de 1 600 tonnes, vont marquer médaille par médaille des flans de bronze. Chaque médaille est frappée puis recuite au four, puis refrappée jusqu’à obtenir tous les reliefs. Après cette phase d’estampage, elles sont usinées au diamètre.
La finition par la patine apporte la touche finale à la médaille et met en valeur l’oeuvre de l’artiste. Cette opération est restée dans la tradition artisanale car toutes les médailles sont reprises et finies à la main.

Ce n’est qu’à la fin de ce long processus, et en respectant toutes ces étapes que naît véritablement la médaille.

En 2008, le directeur de la villa Médicis me confie la création et l’édition de sa nouvelle médaille. La Maison Arthus-Bertrand s’impose comme éditeur. Elle maîtrise depuis plus de deux siècles toutes les exigences et tous les secrets nécessaires à cet effet.

Ce travail et cette présentation a été soutenu par le "Grand Lyon" et son président, Gérard Collomb Sénateur Maire de Lyon ; la Bibliothèque Nationale, par Michel Amandry, conservateur et directeur du Cabinet des Monnaies, Médailles et Antiques ; le Musée des Beaux-Arts de Lyon, par François Planet conservateur du médaillier ; les Ateliers Charles Jouffre ; et la maison Arthus-Bertrand.
Merci à Jean-Pol Donné, Président du Cercle Lyonnais de Numismatique pour sa participation au livret.