Le Rapt de Proserpine par Pluton, suite et presque fin.
Par Nicolas Salagnac, mercredi 13 octobre 2010 à 23:19 :: Médailles :: #291 :: rss

Médaillon 1/8, en bronze patiné et en bronze patiné sur une dalle de cristal. Photographie Matthieu Cellard.
Médaillon sculpté en bas relief et édité en bronze patiné. Cette pièce est inspirée d'un détail de la sculpture de Le Bernin, « L'Enlèvement de Proserpine par Pluton », présentée à la Villa Borghèse, à Rome.
Cette épreuve en bronze, une fonte à cire perdue reprise et travaillée à la main, est sur un socle. Elle est sculptée dans les règles de la tradition de la gravure médaille, afin de générer une matrice pour l'édition future d'une médailles carrée de 90 mm.
La pièce en bronze sculptée est d'un diamètre d'environ 44 cm, elle est numérotée sur la tranche 1/8. Hauteur totale socle compris : 70 à 80 cm. Poids total 7 à 10 kg
Valeur 7 500 euros HT
La sculpture en bronze, sur dalle de cristal, en tirage limité, numérotée sur la tranche 1/8.
Valeur : 11 000 euros ht.
Les étapes de travail pour aboutir à ces pièces :
Suite à la sculpture, je transmet celle-ci à Maurice Adobati pour préparer un moule pour sortir des modèles en cire. Cette étape s’est faite sous la surveillance discrète de “Kiki” un des chats de l’atelier. Ces cires sont ensuite montées sur un arbre de coulé et noyé dans le plâtre.


Ici la cire liquide est posée au pinceau délicatement, le fondeur dépose cette couche fine et délicate dans le fond du moule. Puis ensuite, il repasse de la cire par couche jusqu'à obtenir une épaisseur de cire entre 3 et 4 mm. Ainsi, la pièce est "tirée d'épaisseur".

Les cires sont mises dans le moule, celui-ci est chauffé pour décirer le moule, la cire laissant la place du futur métal.
Le moule est prêt, maintenant nous entamons la fusion, du bronze, dans un four. Le creuset chauffe un certes temps, la quantité de bronze arrive à son point idéal pour la couler, environ 1040 °C. Cette phase est étroitement suivi avec l'œil aguerri de Maurice Adobati. Une fois la température atteinte, tout est millimétré, aidé de son fils il s"'agit de sortir le creuset du four et de l'apporter au dessus du moule. L'ambiance est chaude et tendue.
Une fois en place, il reste à verser le métal en fusion dans le moule. A ce moment, le bruit assourdissant du four est stoppé, remplacé par les fumées. Au moment où le métal coule, comme du petit lait, il y a une atmosphère paisible. Le métal entre dans la matière et prend sa place, à ce moment il y a des bruits, un peu sourd, lointain avec quelques crépitements, difficile à décrire.
Ultime étape : la patine. La palette est large et les possibilités multiples. Oxyder la matière avec des produits, chauffer, frotter, attendre et voir monter la couleur et fixer la teinte. Ici, le fondeur donne une âme et son coup de patte. Il est possible d’apporter de la profondeur et une vie au métal.
Merci à Maurice Adobati pour son apport précieux et professionnel à ce projet.


Travail du verrier, Gabriel Milesi verrier d’art de Pérouges, dans l’Ain.
Parallèlement Nous avons mis au point des moules en plâtre réfractaire afin de faire fondre une dalle de cristal dans ceux-ci. Le cristal, épouse les grands volumes de la sculpture. Les prolongements du modelé sont gravés aux traits comme en taille douce et reprise sur la pièce moulée.
Ainsi discrètement animée, cette belle matière qu’est le cristal apporte au sujet une lumière et une vie qui contraste avec le métal sculpté.
Cette pièce de cristal mise au point et travaillée dans le détail, les chants sont repris au net, la gravure est réafirmée avec de petites fraises diamant.
Merci à Gabriel et Béatrice Milesi pour leur réactivité et professionnalisme.


Réalisation et mise au point des socles support de la médaille.
Parallèlement Afin de présenter et supporter cette future médaille, je fais appel à mon frère Pierre, bronzier et sculpteur pour me réaliser deux socles. Un socle pour la pièce unique en verre et en bronze et un socle pour le tirage bronze.
Ce socle, dessiné par mes soins, est dans la dynamique de la sculpture par son mouvement de torsion. Le métal est ici découpé, les courbes sont affinées à la lime pour être parfaitement tendues, la flamme est brasée à l’argent sur son socle. Puis pour finir les deux tiges qui tiendront la médaille sont taraudées sur la flamme pour une bonne tenue.


Merci Pierre pour ton aide et ta collaboration sur ce projet.
Chaque artisan est sur le point de terminer ses éléments. Il me restera à réunir les pièces du puzzle, ajuster et finir.
Le 21 Octobre, S.A.R. La Princesse de Hanovre rencontre chacun des artisans des Grands Ateliers de France venus ici à Monaco, moment privilégié, échanges ouverts, curieux et intéressés.


S.A.R. La Princesse de Hanovre, auprès de Nicolas Salagnac, graveur médailleur, du Président des Grands Ateliers de France, Gérard Desquand, et du Président du Port Palace Boutique Hotel, Lotfi Maktouf.
© Photographies Palais de Monaco, Charles Franch
Première exposition de la sculpture à Monaco et visite privée, S.A.R. La Princesse de Hanovre.
Lien vers le site des Grands Ateliers de France
Nicolas Salagnac
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