Nicolas Salagnac

Jean-Paul Caillouët, MOF 1982, gravure sur acier.

XVI e concours : Un des Meilleurs Ouvriers de France Période 1979/1982

Gravure sur acier : Caillouët Jean-Paul, Paris.

Jean-Paul Caillouët est entré à l’écolle Boulle en 1951 dans l’atelier de Monsieur Cannée. Il obtiendra le diplôme de l’école Boulle en 1955 et exercera son métier en qualité d’artisan de 1958 à 2002, dans son atelier du 3ème puis du 11ème arrondissement de Paris.

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Son travail est reconnu et ses meilleurs cartes de visites sont le “bouche à oreille”. Jean-Paul Caillouët est un très bon graveur main, il s’aide parfois de machines mais son travail est fait dans la l’acier à la main le plus souvent. Il est capable aussi de proposer des créations ce qui lui ouvre un large éventail. Sa spécialité est la gravure de poinçons et de matrices pour la fabrication de couverts et de bijouterie. Ses clients sont les bijoutiers-joailliers et les fabricants de couverts, (couverts en acier inox, en maillechort argenté, en argent massif et même en or massif), entre autre : Odiot, Puiforcat, Chabanne, Christofle, Couzon, Le couvert Français, Létang-Rémy, Souche, Ercuis
Son métier est très pointu, il faut de très bonnes connaissances techniques et mécaniques pour la préparation des matrices de face et de revers, ainsi qu’une maîtrise toute particulière du modelé, de la sculpture en bas-relief pour graver en creux ou en relief les ornements sur les couverts.
Vers 1972, à la suite de cette parfaite maîtrise des outillages gravés, Jean Paul Caillouët élargie sa palette avec la gravure des poinçons de maître : un geste précis sur des pointes d’acier de 1.8mm x 1.2mm.

Le métier de graveur sur acier ou « graveur d’acier », – terme utilisé par la monnaie de Paris à l’occasion d’une exposition organisée en 1971 intitulée « les graveurs d’acier et la médaille » en référence aux « tailleurs de fer » de l’antiquité – exige des qualités techniques parfaites, associées à un sens artistique particulièrement développé.

Une matrice destinée à fabriquer par estampage des couverts, doit s’intégrer dans un cycle de fabrication. Le graveur qui réalise cette matrice doit parfaitement connaître ce cycle, avant pendant et après la frappe.

Fin des années 1970, Jean-Paul se laisse convaincre par le président de classe, Pierre Graves et se présente au concours MOF. A l’époque il n’y avait que des sujets imposés.

Jean-Paul réalise une matrice de cuillère style Louis XV d’après une photo.

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et un portrait en taille directe en relief d’après un dessin de léonard de Vinci.

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Ce dessin ou croquis pourrait représenter le visage de Salaï qui était son élève, son secrétaire, son modèle et son ami.
Ici, ci-dessous un détail d’une peinture de Léonard de Vinci de Saint Jean-Baptiste, ou l’on retrouve les grandes lignes de ce personnage.

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En 1982, ses travaux sont jugés par ses pairs, et Jean-Paul Caillouët devient MOF.

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