La médaille du centenaire du Clos Magdeleine : un hommage à Cassis, entre vignes et mer

La médaille du centenaire du Clos Magdeleine : un hommage à Cassis, entre vignes et mer

En 2021, le Clos Magdeleine, joyau viticole de Cassis, soufflait ses cent bougies.
Pour marquer cet anniversaire, Jonathan Sack, à la tête du domaine, m’a confié la création de la médaille commémorative de ce centenaire. Bien plus qu’un objet, celle-ci devait incarner l’âme d’un lieu où la terre, la mer et l’histoire s’entrelacent depuis un siècle.

Un domaine, une inspiration

Niché entre les falaises calcaires et la Méditerranée, le Clos Magdeleine est un paysage à part. Ses vignes en terrasse, sculptées par des générations de vignerons, descendent en pente douce vers la mer. La bâtisse des années 1920, sobre et élégante, veille sur ce patrimoine, tandis que la statue de Sainte Madeleine, protectrice des vignes, rappelle la dimension spirituelle de ce terroir. C’est dans ce décor, où la lumière danse sur les sarments et les vagues, que j’ai avec bonheur puisé mon inspiration.

« Ce qui m’a frappé, c’est cette harmonie entre la rigueur des falaises et la douceur des courbes des vignes. La médaille devait refléter cette dualité : la force minérale du calcaire et la générosité du raisin. »

Une médaille, des symboles

Sur l’avers, au centre, un cep de vigne, et du raisin, et le geste du vigneron coupant le raisin s’impose comme un hommage au savoir-faire artisanal. Les mains, évoquent à la fois la précision et la tradition. Les grappes, quant à elles, ne sont pas de simples motifs : elles symbolisent la transmission, le fruit d’un siècle de patience.

A gauche, une bouteille de vin, et sur la droite, la silhouette de Sainte Madeleine, discrète mais présente, rappelle le lien sacré entre la terre et ceux qui la cultivent. « J’ai voulu que chaque détail raconte l’histoire de ce lieu avec ce terroir. »

Au revers, la bâtisse du Clos Magdeleine, joyau méditerranéen des années 1920, se fond dans le paysage cassidain avec ses murs de pierre calcaire dorée et sa toiture de tuiles rondes. Ses lignes simples et robustes, typiques de l’architecture provençale, épousent la pente des vignes en terrasse, tandis que ses ouvertures étroites préservent la fraîcheur des étés ensoleillés. Perchée entre ciel et mer, la bâtisse semble veiller sur les ceps comme une sentinelle intemporelle, offrant depuis ses fenêtres une vue imprenable sur les calanques et la Méditerranée. Sans faste ni excès, elle incarne l’équilibre parfait entre fonctionnalité viticole et harmonie paysagère, avec ses volumes épurés et ses matériaux bruts qui dialoguent avec les falaises environnantes. À son ombre, la statue de Sainte Madeleine rappelle la dimension sacrée de ce terroir, où chaque pierre raconte un siècle de savoir-faire. Ici, l’élégance ne se crie pas : elle se devine dans la douceur des courbes et la solidité des murs, héritage d’un patrimoine bâti pour durer.

En fond, les falaises et une mer de vagues avec les vignes pour se répondre en un jeu de lignes épurées.

Un héritage en métal

Jonathan Sack, ému par le résultat, y a vu « une parfaite alchimie entre l’art et son terroir ».

L’art au service de la mémoire

Au-delà de l’objet, cette création est un pont entre passé et présent. Elle célèbre un siècle de vin, mais aussi de paysages préservés, de gestes répétés, de défis relevés. « Travailler sur ce projet, c’était comme sculpter un morceau de Cassis. Je souhaite pour cette médaille continuera de raconter l’histoire du Clos Magdeleine pour les cent prochaines années. »

Site du Clos Magedeleine : lien.