Nicolas Salagnac

Alphonse Darville – Eloge de la simplicité – sculpteur médailleur belge.

Alphonse Darville est un médailleur que j’ai découvert grâce à Aurore Carlier, la conservatrice de l’exposition sur les médailles de Darville. Lors de nos échanges pour la journée d’étude internationale sur la médaille d’art, à Namur – Belgique, nous découvrions des liens entre nos deux approches de création pour la médaille.

Pour autant, Alphonse Darville était surtout sculpteur pour la médaille, je ne trouve pas de traces d’un travail de graveur sur matrices… même s’il avait des liens privilégiés avec les éditeurs, et chaque opérateur tout au long des étapes de production d’une médaille notamment. Son travail et son approche sont d’une grande qualité, il apportait du sens, de la réflexion, ses portraits sont saisissants…
Dans cette rubrique, il me plaint de parler des graveurs que j’aime, voici ici un article sur ce médailleur d’après le livre : « ALPHONSE DARVILLE, Éloge de la simplicité », d’Aurore Cartier avec les contributions de Xavier Canonne et Luc Hiernaux.

Darville A 3aIssu du milieu ouvrier de la région de Charleroi, Alphonse Darville voit le jour à Mont-sur-Marchienne le 14 janvier 1910.

Rien dans ses origines ne semblait le destiner à une carrière artistique, bien que son arrière-grand-père ait été sculpteur. Son père, Gaston Darville (1885-1950), était traceur mécanicien avant de devenir négociant en bois tandis que sa mère, Odile Bacq (1887-1954), travaillait comme repasseuse. Pourtant, Alphonse Darville est depuis sa plus tendre enfance attiré par l’univers des formes. Très vite, son talent est repéré par ses maîtres d’école qui conseillent à ses parents de l’orienter vers la formation de sculpteur.

Avec l’espoir d’en faire un ornemaniste, son père l’inscrit en 1924 à l’Académie Royale des Beaux-Arts de Bruxelles, il sort de l’Académie avec un diplôme d’artiste sculpteur au terme de cinq années d’une solide formation.

Agé de 15 ans à peine, Alphonse soumettra, un jeudi, sa première œuvre, une petite esquisse en terre glaise : la naissance des mondes. Celle-ci fut une révélation pour Roger Desaise. Il y voit du génie et une grande sensibilité alliée à une maturité bien marquée pour un si jeune homme. Alphonse Darville développe sa sensibilité tant pour les arts que pour les lettres. Ce qui transparait dans chacune de ses œuvres. Il s’implique dans la fondation du groupe L’Art vivant au Pays de Charleroi en 1933 qui se fixait pour objectif d’encourager l’artiste soucieux d’inédit, épris de lyrisme et vraiment créateur.

Dans ce groupe des meilleurs artistes, écrivains, photographes carolorégiens de l’époque dont la production artistique se partage entre deux courants, les uns restant fidèles à la tradition classique, les autres poursuivant l’héritage impressionniste. Alphonse Darville, dont les sujets essentiellement figuratifs sont empreints d’authenticité, restera attaché à la première veine.

En 1935, il remporte le Premier Grand Prix de Rome belge en sculpture pour un torse féminin en plâtre dont l’exécution en marbre est conservée aujourd’hui au Musée des Beaux-Arts de Charleroi. Il reçoit également à cette occasion une médaille d’argent et une médaille de bronze pour un groupe de mineurs et une tête de Christ plus grande que nature. Au lendemain de la Seconde Guerre mondiale, en 1946, il fonde l’Académie des Beaux-Arts de Charleroi et en prend la direction jusqu’en 1972 tout en y assurant les cours de sculpture.

L’artiste attache une grande importance au respect des traditions, aux apports des anciens — du sculpteur d’El Amarna en passant par Michel Ange et jusqu’à Constantin Meunier — et aux grands jalons de l’histoire de l’art. Il s’inspire de ses prédécesseurs pour forger ses propres créations. Il cherche le beau absolu, la ligne pure, l’équilibre primordial et le modelé parfait.

Ses études sont révélatrices de ses recherches en la matière. Il rejette la facilité, la révolte et la recherche forcenée de l’innovation à tout prix dont il caractérise certaines productions artistiques modernes. Il y voit un abandon des sources profondes de l’art. Il accuse ses contemporains de tronquer la vérité derrière de faux concepts et une incompréhension des grands courants philosophiques

Il encourage les jeunes artistes à privilégier la simplicité ce qui implique un dépassement de soi et nécessite de voir plus loin que la matière pour en dévoiler l’essence même de l’œuvre qu’elle dissimule.

Trop d’artistes prostituent leur talent pour assurer profit et succès. Être simple, sans effort, implique un détachement des apparences et, par là, le goût du vrai, ce qui confère une sorte de noblesse qu’il est plus difficile d’acquérir que de recevoir par nature. Cette simplicité exige un courage tranquille qui permet d’être ce que l’on est, et rien de plus, devant soi-même et devant les autres. Je vois dans la simplicité le respect des choses et des événements les plus familiers, entre l’insecte et l’étoile. Pour Alphonse Darville, aucun geste n’est anodin.

Doué d’un esprit ouvert et aiguisé, Alphonse Darville s’intéressera notamment à la culture orientale et au bouddhisme zen en particulier. Ses productions qui en tireront inspiration seront parfois mal comprises, mal interprétée.

Elles sont le fruit de profondes réflexions autour de la pensée bouddhiste et, notamment, de l’un de ses fondements : le non-soi. Celui-ci postule l’absence d’âme ou d’essence ou, en d’autres termes, que rien, de l’atome à l’univers, ne possède d’existence propre. Cette philosophie, proche d’une conception métaphysique du monde, se retrouve dans les sculptures de l’artiste qui part du principe que tout est dans tout. Darville dira à ce propos : La voie du dépouillement est celle d’une quête de l’absolu qui est celle de l’art zen dont on parle si abusivement par ignorance. Pour beaucoup, l’art d’Orient n’est que complications fantasmagoriques.

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ALPHONSE DARVILLE, devant sa collection de Bouddha. Photographie de Marie-Paule Lemaire. Collection Pierre d’Harville.

Darville mêle étroitement métaphysique et esthétique. Le contenu ne peut s’exprimer que par le contenant. Il existe une réalité au-delà de celle que nous percevons.

La vision artistique d’Alphonse Darville est avant tout le produit d’une réflexion permanente qui naît de ses propres questionnements, d’une forme d’insatisfaction constante quant à son travail qui pousse l’artiste vers un souci permanent de la perfection. Au cours de sa vie, Alphonse Darville a pris soin de faire régulièrement de grands nettoyages dans son atelier. Des centaines de pièces ont ainsi été détruites par la main de leur créateur. Alphonse Darville a établi ses propres critères de sélection afin que ne passent à la postérité que les pièces dont il estimait qu’elles en avaient la légitimité. Si Darville néantise une partie de ses œuvres, c’est peut-être parce qu’il estime, dans son rêve de thaumaturge, qu’il ne lui a pas été possible de saisir la substance cognitive de la chose représentée. S’il démolit autant, c’est peut-être parce qu’il juge que la construction de l’œuvre manque de tension dialectique, parce que la forme n’est pas assez pure, parce qu’amputée de son symbole, elle dérive vers le décoratif, ou encore parce qu’il ne peut arriver à une idéalité absolue.

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Alphonse Darville exécutant le portrait de Jean Grané, un ami de son fils, en 1971 Photographie de P. d’Harville. Collection Pierre d’Harville.

L’aspiration qu’Alphonse Darville place dans ses sculptures n’est pas éloignée des préoccupations qu’il accorde à la réalisation de ses médailles. L’artiste, dans son atelier, partageait son temps entre la réalisation d’œuvres monumentales, de sculptures ornementales, de bustes, de médailles et de médaillons.

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Modelage de la médaille d’après nature par Alphonse Darville. Collection Pierre d’Harville.

4124-nb-300dpi001_detaSa première médaille remonte à 1931, il s’agit d’une plaquette biface exécutée à l’occasion du 100e anniversaire du 2e régiment de chasseurs à pied (1831-1931) où il a fait son service militaire.

Le caractère commémoratif de l’objet, étroitement lié à l’actualité et à l’histoire, son lien avec les collectivités et l’homme en particulier ou encore le message qu’il véhicule en font un objet d’images et de lettres.

Pour J. Devigne, la médaille est aussi un monument une mémoire, un poème, le support métallique de la pensée, diffusée, répandue… C’est le dialogue de l’artiste avec des inconnus passés, présents, futurs.

La médaille est ainsi considérée comme un outil de communication dont le langage se doit d’être, simple et compréhensible afin d’imposer un souvenir à autant de personnes que possible. Mais la médaille a également ses contraintes. Elle impose à l’artiste d’évoluer dans un espace restreint de quelques dizaines de centimètres carrés. Le sculpteur doit tenir compte des exigences du commanditaire pour le sujet (invention, modèle vivant ou documents inertes tels que des photographies) ou l’inscription. Il doit enfin veiller aux contraintes techniques liées à un mode de réalisation déterminé : le format, la nature du relief, le nombre de faces35. Dans le catalogue de l’exposition de Paris de 1964, les organisateurs diront que : C’est justement que l’on a comparé la médaille au sonnet. Tout y tient, tout y rime. Ses plus admirables effets, sans grandiloquence, sont le résultat d’un juste calcul de proportions. Avec ces quelques lignes, il est aisé d’établir des parallèles entre l’art de la médaille et la personnalité d’Alphonse Darville. Ce dernier, nous l’avons vu, a toujours accordé dans son œuvre une attention équivalente à la technique parfaite et au message à transmettre qu’il soit philosophique ou poétique.

Si Darville s’intéresse aux sujets mythologiques et philosophiques, son attention se porte surtout sur l’homme. L’humain est au centre de ses préoccupations. Il en représente tantôt le corps sous des formes idéales inspirées des modèles antiques, tantôt le visage. Ses portraits peuvent être idéalisés.

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Alphonse Darville. Hermés et Prométhée. Projet pour une médaille non réalisée. Légende : « Prométhée dérobe le feu sacré et Hermès en porte la nouvelle au monde ». Sans date. Sanguine et encre sur papier. H. x L. : 30 x 22,8 cm. Collection Pierre d’Harville.

Ils forment alors des archétypes de beauté vides de tout sentiment mais dans lesquels la ligne devient maîtresse et assure le rythme. Pour les autres, portraits d’hommes célèbres, ou de proches, Darville cherche à percer le caractère du modèle et à trouver, au travers de la personnalité, le trait idéal qui rendra l’expression juste et permettra, en un seul regard, de cerner l’homme ou la femme qui se cache derrière la sculpture. Darville scrute l’âme, il se mue en observateur de l’intime. Il en va de même pour ses médailles. Ses portraits ne se contentent pas d’être des reproductions fidèles d’une structure faite d’os et de chair, ils traduisent le caractère, les sentiments, et même la fonction du modèle, et ce de manière encore plus perceptible lorsque cette dernière est liée à l’événement que la médaille commémore.

Durant sa carrière, Alphonse Darville réalisera une centaine de médailles et médaillons. Comme le veut la tradition, il s’agit essentiellement de portraits (musiciens, écrivains, peintres et sculpteurs, hommes politiques et homme d’affaires, industriels,…). Il représente également nombre de personnages la plupart nus ou vêtus de toges à l’antique ou à l’orientale ou de vêtement de travail ou de cérémonie. Soldats et guerriers, athlètes et héros mythologiques, déesse, roi et reine, mineurs et ouvriers servent dans certains cas de prétexte à la représentation de thèmes mythologiques (Jason, Icare, Héraclès, Déméter, Phénix,…), allégoriques (Le vainqueur, Jeunesse, Offrande,…), liés à l’activité industrielle de la région de Charleroi (Charbonnage du Nord de Gilly, Hainaut 58,…) ou à des faits de société (Namur à ses prisonniers politiques, Charleroi à ses patriotes,…).

Darville représentera plus rarement des animaux (taureau, oiseaux, chevaux, lions), des vues de ville ou de bâtiments, des blasons.

La plupart de ses médailles sont réalisées sur commande bien que des initiatives personnelles existent également. Elles sont liées à des hommages rendus à des personnalités, au souvenir de jubilés ou anniversaires, à des jumelages. Elles ont été exécutées majoritairement en bronze parfois doré ou argenté mais le plus souvent simplement patiné. Il existe quelques exceptions : la médaille KiloMoto dont 10 exemplaires en or auraient été frappés à l’intention des administrateurs des mines39 et la médaille commémorant L’avènement de Baudouin 1er qui compte trois tirages en or et deux en argen40. Il s’agit de la dernière médaille frappée en 1953 par la Société royale Les Amis de la Médaille d’art, institution fondée le 24 mars 1901, à l’attention de ses membres41. La plupart des productions de l’artiste sont frappées dans les ateliers des éditeurs-fabricants Fonson et Fisch à Bruxelles’. Deux exceptions cependant : la médaille de l’île aux pingouins et celle portant le blason de la ville de Charleroi, toutes deux coulées en bronze au sein de la petite fonderie Batardy à Bruxelles (Ixelles).

LES ÉDITEURS DE MÉDAILLES – Les Éts Fonson et Fisch

Les établissements Fonson & Cie sont fondés en 1830 par Jean-Barthélemy, graveur et médailleur, et Jean-François Fonson. Ils installent leurs ateliers au numéro 25 de la rue des Fabriques à Bruxelles2. Si la Société se spécialise dans un premier temps dans la réalisation d’équipements militaires, de broderies, de dorure, d’ornements et d’orfèvrerie, l’utilisation du tour à réduire présenté par Jules Fonson, petit-fils du fondateur Jean-François Fonson, à l’occasion de l’Exposition universelle et internationale de Bruxelles de 1910 lancera pleinement l’entreprise dans la réalisation de médailles d’art. Jules Fonson détaille son mécanisme aux membres du Congrès international de numismatique et d’art de la médaille contemporaine de Bruxelles qui s’est tenu du 26 au 29 juin 1910 et remporte un franc succès. Jules Fonson reprendra la direction de l’entreprise familiale en 1920 sous l’appellation Éts Jules Fonson. Alphonse Darville fera frapper plusieurs médailles sur les presses des établissements Fonson jusqu’à la première faillite de 1968 rapidement suivie d’une seconde en 1974. Cette année marquera la fusion des deux fabricants bruxellois Fonson et Fisch matérialisée par le transfert de la tupothèque (collection des coins et matrices), d’une partie du personnel et de la clientèle à la firme Fibru-Fisch S.A.

Fibru 1a

La Maison Fisch & Cie est plus récente de quelques années4. Sa fondation par Antoine Fisch (1827-1892), maître-graveur sur métaux, remonte à 1853. Il installe son entreprise aux 40-42 de la rue Antoine Dansaert à Bruxelles. La qualité du travail de la maison est récompensée par plusieurs médailles (3 bronzes, 1 argent et 4 ors) à l’occasion d’expositions nationales, internationales et universelles entre 1874 et 18915. Paul Fisch (18654919), fils aîné d’Antoine, ouvre un second atelier au 32, rue d’Allemagne à Bruxelles : les Éts Paul Fisch aîné S.A. On y pratique très tôt la technique de la frappe et de la réduction. Il s’agirait même, selon J. Jadot, du premier tour à réduire de haute précision importé en Belgique. Joseph Fisch (1870-1917), frère de Paul, poursuit quant à lui l’activité paternelle et se spécialise dans la production de médaille industrielle.

Avec Fernand Fisch (1898-1962), les ateliers déménagent rue Edmond Rostand 59-61 à 1070 Bruxelles. On y adjoint dès 1937-1938 des logements, des bureaux, des ateliers et des magasins. En 1953, à l’occasion du centenaire de sa fondation, la société change de nom et devient la société anonyme Fibru-Fisch (Fibur = Fisch-Bruxelles). Au décès de Fernand Fisch, Pierre Fisch (décédé en 1975) prend la tête de l’entreprise en s’associant à deux administrateurs : Marie-Louise Dupont et Paul Bertrand. C’est sous sa direction que sera réalisée la fusion avec les Anc. Éts. Fonson & Cie.

Médaille Paul Valery, page 59.

Alphonse Darville fera frapper la plupart de ses médailles sur les presses des établissements Fisch. Une réelle relation d’amitié et de confiance se crée entre lui et la dernière directrice, Marie-Louise Dupont. Alphonse Darville bénéficie d’un statut particulier au sein de l’entreprise. Le succès remporté par ses médailles publiées au sein des catalogues de vente et des dépliants publicitaires de la société l’amène à conclure un arrangement avec Madame Dupont. Alphonse accepte de lui céder les droits de reproduction de certaines de ses œuvres en échange d’une possibilité de frapper gratuitement, sur les presses de l’entreprise, des productions personnelles, médailles non issues du réseau traditionnel des commandes.

Les collections publiques et privées conservent encore de rares témoignages du processus de réalisation des médailles d’Alphonse Darville. Des projets en cire, des moules négatifs et positifs en plâtres, des modèles pour tour à réduire en fonte de bronze ou en araldite, des épreuves d’artistes… forment la mémoire d’une production artistique industrialisée grâce à l’arrivée, en Belgique, du tour à réduire. Avant le XVIIIè siècle, l’art de la médaille était réservé aux seuls graveurs sur acier. Ceux-ci réalisaient alors, directement dans le métal, les poinçons et matrices qui serviraient ensuite, par la frappe, à la réalisation de la médaille aux dimensions définitives voulues.

Avec l’invention du tour à portrait de Hulot vers 1766 – qui, une fois perfectionné par Ledru et Janvier, prendra l’appellation de « tour à réduire » la technique de réalisation des médailles va évoluer vers un travail de sculpture. Au lieu de procéder à la taille directe du poinçon (en relief) ou de la matrice (en creux), les artistes peuvent désormais modeler leur projet en grand avant de le confier à la machine pour le réduire aux dimensions voulues. Le tour à réduire est comparé par Darville lui-même à un pantographe mécanique muni de deux disques tournant à vitesse égale.

Alphonse Darville décède en 1990. Il peut être considéré comme l’artiste des traditions.
Le mot de la fin est pour lui : Je sais que la voie mineure conduit au seuil de l’inconnaissable et qu’un humble objet, réalisé avec ferveur, peut y mener. Mais je proclame « royale » la voie qui nous conduit au sourire de l’Ange de Reims ou à la sérénité d’un Dieu olympien. Royale, aussi, est la voie intérieure qui s’illumine d’un sourire de Bouddha.
Il est de la nature de l’homme d’être petit ou grand, misérable ou exultant, d’être enfin un Dieu. C’est à l’homme lui-même qu’il appartient de saisir le fil d’or, de choisir le bon cheminement.

L’art en est un.

Voilà un extrait de ce livre pour découvrir Alphonse Darville, les pages suivante présentent un aperçu de sa production médaillistique. Cet ensemble tend à l’exhaustivité mais conserve cependant quelques inconnues.

Quelques médaillons jusqu’alors inédits ont également pu être retrouvés et permettront de compléter l’aperçu de la collection de l’artiste. Le catalogue montre la réalisation de 95 thèmes uniques dont certains ne dépassèrent pas le stade du projet (Wallonie (terre cuite), Soldat grec (cire), deux médaillons de chevaliers (terre cuite), un projet de monnaie à l’effigie du roi Baudouin (plâtre), deux visages grecs de profil (plâtre). Certains sont déclinés dans différents formats (médailles ou médaillons) ou matériaux (bronze patiné, argenté ou doré, or, argent, terre cuite, plâtre), avec ou sans bélière. D’autres présentent des variations notamment dans l’exploitation du revers. Toutes témoignent de la sensibilité et de la grande justesse d’interprétation du sculpteur-médailleur. Quand cela était possible, la médaille est replacée dans son contexte de réalisation, chacune est accompagnée d’une brève description et de ses caractéristiques techniques. La plupart des pièces sont issues des collections de la Société archéologique de Namur.

Elles ont été acquises grâce au don de Pierre d’Harville en 2012 à destination du Cabinet numismatique François Cajot. Cet ensemble bien que très important comportait malheureusement quelques lacunes. Celles-ci ont pu être comblées grâce aux collections du Cabinet des médailles de la Bibliothèque royale Albert 1er de Belgique, de la Province de Hainaut et à la collection privée de Pierre d’Harville.

Darville CouvertureD’après des extraits du livre : Alphonse Darville – Eloge de la simplicité.
Collection Monographies du Trema (Musée provincial des Arts anciens du Namurois – Trésor d’Oignies), 128 pages.
Auteurs : Xavier Canonne, Directeur du Musée de la Photographie de Charleroi ; Aurore Carlier, Conservateur à la Socièté archéologique de Namur ; Luc Hiernaux, Historien.
Société archéologique de Namur, 2016
ISBN : 978-2-87502-060-4
Dépôt légal : D/2016/0187/3
Tarif : 25 €

Pour acquérir ce livre : éditions-publications de la Société archéologique de Namur

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