« Graveur médailleur, Meilleur Ouvrier de France, je crée et réalise le haut de gamme en matrices et poinçons pour l’édition de médailles et dérivés, matrices de gaufrage, cartes de visite et papier à en-tête, trophées, poinçons pour marquage à froid, sculpture en métal et restauration d’objets d’art. »– Nicolas Salagnac

Les événements du moment

Reportage passé sur le 19/20 Rhône-Alpes, le 8/9/2017. Merci France 3 Rhône-Alpes – Silvie Boschiero, Thierry Swiderski. C’est à Lyon, où fut frappée au XVème siècle la première médaille en France, que travaille Nicolas Salagnac, […]

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La rectrice Françoise Moulin Civil, rectrice de la région académique Auvergne-Rhône-Alpes, rectrice de l’académie de Lyon est allée à la rencontre des MOF engagés auprès des élèves et des équipes éducatives de l’académie pour apporter leurs […]

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Création de la médaille « Hergé et Tintin côté jardin » pour l’inauguration du Festival des Jardins de la Saline Royale d’Arc et Senans, 10 Juin 2017. Marie-Ange Dubreuil, élève 1ère année BTS Design Produit […]

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La vidéo du jour

« Made in Lyon », Nicolas Salagnac crée, sculpte et grave les matrices pour l’édition des nouvelles médailles de nos Sénateurs.

Suite à la création des sculptures de face et de revers (vue sur le film précédent : les sculptures).
Ces sculptures sont reproduites par réduction sur des matrices en acier par Arthus-Bertrand.

Un bloc d’acier (la matrice) est positionné sur un tour à réduire à gauche. Une empreinte de la sculpture est faite en résine, elle est donc à l’envers et en creux. Elle est fixée à droite. Un palpeur va suivre l’ensemble de la surface du modelé et reproduire les formes rencontrées sur le bloc d’acier avec un outil de coupe. Cette étape est longue et précise, il faut ébaucher dans un premier temps et terminer par « la passe de finition », pour graver les détails dans l’acier.

La gravure main des matrices en acier par Nicolas Salagnac

Fin Juillet 2017, Nicolas Salagnac récupère les deux matrices pour les retravailler.
C’est ici que le graveur vient supprimer toutes les traces du passage de la machine et les petites erreurs d’usinage, sur les matrices.
Cette étape se fait avec des burins frappés au marteau, des ciselets, des traçoirs, des mats… Le graveur médailleur redessine et souligne les lignes de force des motifs. Tout cela grâce à un microscope qui permet à l’œil de guider la main et l’outil, dans un petit cercle de 50mm2… Des zones sont polies, ciselées…

Ainsi, la lumière, future partenaire incontournable, viendra, par son passage, souligner les bas-reliefs, les détails et les douceurs de la future médaille.

C’est la finition main, le graveur donne ici son « coup de patte » et la vie à la future médaille.

Pour finir, l’édition des médailles par Arthus-Bertrand

Ainsi gravées, les matrices sont traitées thermiquement et deviennent utilisables par l’éditeur. En 2017, le Sénat confie l’édition de ses médailles  à la Maison Arthus-Bertrand, qui maîtrise depuis plus de deux siècles toutes les exigences et tous les secrets nécessaires à cet effet.
Les matrices positionnées sur une presse, vont marquer médaille par médaille des flans d’argent et de bronze. Après cette phase d’estampage, les médailles sont usinées au diamètre 50 mm, puis patinées. La finition par la patine apporte la touche finale à la médaille et met en valeur l’œuvre de l’artiste. Cette opération est restée dans la tradition artisanale car toutes les médailles sont reprises et finies à la main.
Ce n’est qu’à la fin de ce long processus, et en respectant toutes ces étapes que naît véritablement la médaille.

La médaille est ainsi un témoin durable tant par son esprit que par sa matière.