Nicolas Salagnac

Le Grand Hôtel-Dieu de 2012 à demain – médaille n°3

Le Grand Hôtel-Dieu de 2012 à demain – médaille n°3

Le Grand Hôtel-Dieu de 2012 à demain – médaille n°3

Pour la quatorzième année, le groupe EIFFAGE me confie la création de la troisième médaille du triptyque : le Grand Hôtel-Dieu de Lyon, des origines à la finalisation de ce grand projet de réhabilitation traité par EIFFAGE.

Médaille n°3 : Le Grand Hôtel-Dieu de Lyon de 2012 à demain.
Médaille accompagnée d’un livret sur les origines de l’Hôtel-Dieu, textes de :
– Bruno Benoît, Professeur émérite d’Histoire contemporaine à Sciences po Lyon. Membre du Laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes.
– et Nicolas Salagnac – graveur médailleur MOF créateur de cette médaille.
Voir le lien vers le livret en fin d’article.

Médaille n°2 : Grand Hôtel-Dieu de Lyon : Hospices civils de Lyon (1802 – 1920 – 2012).
Médaille accompagnée d’un livret sur les origines de l’Hôtel-Dieu, textes de :
– Bruno Benoît, Professeur des Universités, IEP Lyon ; Membre du laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes ; Président national de l’association des professeurs d’Histoire et Géographie
– Jean-Pol Donné, Président du Cercle lyonnais de Numismatique. Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon
– et Nicolas Salagnac – graveur médailleur MOF créateur de cette médaille.
Voir le lien article médaille n°2 : Hopices Civiles de Lyon.

Médaille n°1 : Grand Hôtel-Dieu de Lyon : Hospital du Pont du Rosne (1184-1478-1741).
Médaille accompagnée d’un livret sur les origines de l’Hôtel-Dieu, textes de :
– Bruno Benoît, Professeur des Universités, IEP Lyon ; Membre du laboratoire de recherches historiques Rhône-Alpes ; Président national de l’association des professeurs d’Histoire et Géographie
– Jean-Pol Donné, Président du Cercle lyonnais de Numismatique. Membre de l’Académie des Sciences, Belles-Lettres et Arts de Lyon
– et Nicolas Salagnac – graveur médailleur MOF créateur de cette médaille.
Voir le lien article médaille n°1 : Hopital du Pont du Rosne.

La première étape a été la mise au point d’une maquette dessinée avec une composition globale, où étaient intégrées les trois médailles du triptyque.

La première médaille portait sur les origines de l’Hôtel-Dieu en tant qu’Hospital du Pont du Rosne.
La deuxième médaille présentait l’Hôtel-Dieu dans la période des Hospices Civils de Lyon (de 1802 à 2012), avec le bâtiment de Soufflot, lieu de soins et de naissances pour de nombreux lyonnais.
Et cette troisième médaille dévoile ici le Grand Hôtel-Dieu réhabilité.

Avec les équipes du groupe Eiffage, nous choisissons de travailler à partir d’une image en vue plongeante sur ce lieu, comme pour mieux entrer dans ces bâtiments d’histoire, ré-ouverts aux lyonnais.
Cette image est interprétée. Il faut trouver les lignes de force et les bonnes perspectives, marquer les ouvertures : fenêtres, porches, voûtes… et graphiquement, graver des nuances pour les toits avec des ardoises, des tuiles, du zinc…
Deux petits arrangements avec la réalité : agrandir le grand dôme, un peu écrasé avec cette image au grand angle, et puis faire une petite place au fond du sujet pour faire apparaître la fameuse voûte de verre.

Pour cette troisième médaille, suite au choix et à la mise au point de la maquette, la deuxième étape consiste à transposer le dessin en bas-relief sculpté. La sculpture et l’architecture prennent forme grâce au dessin des lignes et des plans, à l’intérieur de formes concaves et convexes. Il faut être vigilant avec les reliefs, car cela doit rester relativement peu profond tout en donnant un maximum d’illusion de volume. Un premier usinage d’un gabarit de travail trois fois plus grand, soit 270 mm de côté, est fait à l’envers et en creux avec une commande numérique, d’après le fichier créé. Ensuite la sculpture est reprise à la main. Puis une empreinte en plâtre est moulée et retravaillée jusqu’à obtenir les bons reliefs, les bonnes lignes, les détails justes.

La troisième étape est la réduction de la sculpture sur la matrice en acier à l’aide d’un tour à réduire.

La quatrième étape est la finition à la main de la matrice ainsi usinée. La gravure est faite avec burins, onglettes, et ciselets… suivie au microscope. Beaucoup de détails et le besoin de donner à ce bas-relief de la profondeur, de l’élan et de la vie par des variations de matières : un peu de végétal, des reflets et petites vagues sur le Rhône. Des petits personnages se promènent dans l’ensemble de la composition, symboles de cet axe fort souhaité par la ville de Lyon et Eiffage pour le rayonnement lyonnais, et pour rendre au public l’accès à cet édifice de notre patrimoine.

Cette étape de finition est primordiale, c’est ici que le graveur donne alors son “coup de patte”. J’ai eu l’occasion de visiter le chantier en cours, pour redécouvrir les lieux et voir cette fourmilière d’artisans à la tâche. J’ai été Impressionné par l’envergure du projet, le travail des artisans, la taille des espaces, les poutres de ces plafonds à la française gargantuesques… Cette création m’aura habité quelques longues heures… de Février à début Juin 2018… j’ai construit cette médaille en passant chaque détail à la loupe, heureux et fier de cette nouvelle médaille.

Terminée, la matrice est signée et datée. Elle est traitée pour permettre l’édition par frappe des futures médailles. Cette étape est assurée par la Maison Pichard-Balme à Saumur.

Lien vers le livret médaille n°3 : Le Grand Hôtel-Dieu de Lyon, de 2012 à demain.

ÉDITO EIFFAGE – 4
Michel CHENEVAT, directeur régional Eiffage Construction

ÉDITO MAIRE DE LYON – 6 à 7
Georges KÉPÉNÉKIAN, Maire de Lyon

LE GRAND HÔTEL-DIEU DE LYON – 8 à 41
Bruno BENOIT, Professeur émérite des Universités, Larhra

LA MÉDAILLE 2018 – GRAVEUR MÉDAILLEUR, À LYON – 42 à 49
Nicolas SALAGNAC, auteur de la médaille

REMERCIEMENTS – 50 à 51